Un passage par les terres nippones n’était pas prévu, mais pour continuer ce tour du monde, quoi de mieux que le Japon comme porte d’entrée au continent asiatique. Nous prenons alors 15 jours pour visiter une partie de ce vaste pays. Un circuit assez classique et citadin, mais un dépaysement assuré !

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Tokyo : néons et traditions

Nous logeons à quelques minutes d’Asakusa, une zone de la ville touristique et traditionnelle composée de petites habitations bricolées et de buildings, un mélange étonnant. Les rues sont bondées, mais tout est organisé, et finalement calme, pas oppressant.

Au milieu de ce quartier trône le temple bouddhiste Sensō-ji, le plus visité de la capitale. Nous y sommes allés le soir, c’est bien moins fréquenté.

Les deux principales religions au Japon sont le bouddhisme et le shintoïsme (polythéiste). Elles semblent cohabiter, voir se mélanger.

Akihabara, un quartier coloré et en hauteur, nous avons l’impression d’être dans un film de science-fiction. De multiples buildings recouverts de pubs numériques, souvent un peu kitschs.

Leurs étages sont remplis de jeux d’arcades, magasins de manga/jeux vidéos/matériel high-tech. Nous ne sommes pas gamers, mais le bruit et l’ambiance nous fascinent.

Nous nous baladons ensuite jusqu’au parc Ueno, en passant devant un temple bouddhiste. Voici son bel autel où il faut se laver les mains et la bouche avant de prier, afin de se purifier.

Il y a aussi un marché animé où de petits restaurants cohabitent avec des vendeurs en tout genre. Contraste saisissant avec les salles d’arcade quelques mètres plus loin.

Encore un secteur de la ville futuriste : Shinguku. C’est très animé et lumineux. Nous en prenons plein les yeux !

C’est avec un free tour que nous découvrons Shibuya, un quartier propice au shopping : boutiques de luxe, friperies et magasins pour hipster.

Il y a aussi le Meiji-jingū, un sanctuaire shintoïste. Il faut s’incliner devant le torii avant d’y entrer et en sortant.

Dans le parc du temple, on trouve une jolie collection de barils de saké :

Non loin, les piétons et les voitures s’entrecroisent au niveau du fameux carrefour de Shibuya avec une certaine fluidité :

🍵

Au cœur des gratte-ciels de Ginza, se trouve le jardin d’Hama Rikyu. Nous nous offrons alors une pause douceur et zen en découvrant le rituel du thé matcha.

🍜

Tokyo regorge de restaurants, pour 6-8€ le plat, nous ne nous sommes pas privés. D’ailleurs, les japonais semblent manger à l’extérieur quotidiennement. Les menus sont rarement en anglais (à ce sujet, il y a vraiment peu de japonais qui parlent anglais) ; heureusement qu’il y a souvent des photos ou des reproductions en plastique des plats en vitrine pour nous aider ! Parfois, il faut choisir et payer sur une machine au préalable et donner le ticket au cuistot qui fait les ramens devant nous, sans vraiment savoir ce qu’on a commandé !

Les japonnais sont les pros du fast-food, dans de tout petits endroits où il faut souvent attendre son tour pour manger. Le service est à la chaîne mais soigné, présenté dans de jolis petits plats. Si l’assise est au sol sur des coussins, il faut se déchausser.

Ramen, udon, gyouza, soupe, thé, takoyaki, sushi, katsu, okonomiyaki, etc. La cuisine japonaise est géniale, nous nous sommes régalés !

Kawaguchiko : au pied du mont Fuji 🗻

Après 2h de bus, nous voici dans la région des 5 lacs du Mont Fuji. Nous sommes bien loin de la cohue de Tokyo, mais dans une ville assez vaste tout de même. Il fait beau, le majestueux volcan Fuji n’est pas caché par les nuages, c’est assez rare apparemment. Son cône à la symétrie presque parfaite est éclairé. Il est imposant, seul, c’est très impressionnant.

Avec ses 3 776 mètres d’altitude, ce volcan est le point culminant du Japon. Il est considéré comme actif, mais le risque éruptif est faible ; la dernière date de 1707. Il est un symbole religieux à la fois pour les Bouddhistes et les Shintoïstes. Son ascension en été est considérée comme un pèlerinage.

Nous faisons un tour du lac Kawaguchi à vélo (20km). Nous sommes entourés de montagnes vertes et accompagnés de nombreux rapaces.

Le mont se couvre un peu, lui donnant une autre allure, tout aussi jolie !

À moins d’être un alpiniste reconnu (ce n’est pas encore tout à fait notre cas), le mont Fuji n’est plus accessible à cette période de l’année (juillet/août seulement). Nous avions prévu une belle randonnée jusqu’au mont Mitsutoge, mais il a plu les 2 jours suivant, donc à la place : footing autour du lac pour garder la forme !

Kyoto : la ville aux centaines de temples

C’est l’ancienne capitale du pays, une ville réputée pour ses centaines et centaines de temples (2400 tout de même) ; et ses geishas !

D’ailleurs, lors d’un free tour nous apprenons qu’elles sont plutôt connues sous le nom de geiko ou maiko (apprenties). Ce sont des femmes « pratiquant des arts » traditionnels (traduction littérale) : danses, chants, cérémonie du thé, instruments de musique, etc. Leur métier est reconnu officiellement. Elles s’exercent toute la journée et le soir, elles ont pour rôle de divertir les riches messieurs. Il en existe une bonne centaine dans cette ville, principalement dans le quartier de Gion.

Il est assez facile de les croiser, quand elles rentrent vers 22h. Nous en croisons plusieurs, seules ou avec des groupes d’hommes en costard.

Gion est un quartier traditionnel avec de jolies petites maisons en bois et de nombreuses lanternes. C’est très calme le soir, les fenêtres flouettées et striées et les portes cachées par de longs rubans attisent notre curiosité.

Nous parcourons les hauteurs du quartier de Gion, il y a une multitude de temples, et beaucoup de monde dans ces petites rues.

La zone est remplie de jeunes japonaises déguisées en habits traditionnels qui se prennent en selfies :

Afin d’éviter la foule, nous visitons Fushimi Inari-taisha de bonne heure. C’est le plus grand sanctuaire shinto du Japon.

Il est réputé pour sa promenade de plusieurs heures sous des milliers de toriis. C’est très esthétique, et la promenade nous fait passer sur le mont Inari, à travers la forêt.

Il faut savoir que les toriis sont des offrandes de la part de sociétés et de riches hommes d’affaire (de 1500 à 10 000€ la porte) ; noms et dates sont inscrits dessus, cela en fait une sorte de publicité et de prestige.

Il y a beaucoup de statues de renard dans ce temple, il est le messager de la déesse du riz : Inari.

Nous nous promenons dans le nord-est de Kyoto, le long d’un canal (chemin de la philosophie). C’est apaisant, les arbres commencent à prendre de belles couleurs avec l’arrivée de l’automne. D’ici quelques semaines les érables seront rouge vif.

C’est au nord de Kyoto que nous découvrons le temple Bouddhiste Kinkaku-ji. Le fameux pavillon d’or, un peu trop touristique, mais magnifique.

Nous retraversons la ville à pied (à défaut de randonner, nous marchons vraiment beaucoup). Un nouveau temple est sur notre chemin, et il semble s’y tenir une cérémonie car de nombreuses femmes en habit traditionnel affluent.

Nous descendons ensuite le long de la rivière Kamo, jusqu’à nous reposer aux jardins du palais impérial. Tout n’est pas accessible mais nous avons bien aimé ce petit lac : une cérémonie avait lieu dans cette maison de thé, on entendait des chants.

Si vous êtes dans ce coin, un conseil, passez manger au restaurant universitaire (co-op) : de nombreux plats japonnais vous attendent avec un super rapport qualité-prix !

🍣

Un nouveau point culinaire s’impose : nous sommes devenus complètement accro à une pâtisserie japonaise : une boule de riz gluant avec une pâte d’haricots rouges à l’intérieur. Promis, nous allons essayer d’en faire à notre retour !

Dans les supermarchés, c’est le temple du plastique, le sur-emballage est omniprésent. Nous essayons de prendre des fruits et légumes sans barquettes plastiques, mais à la caisse on nous rajoute de multiples sacs. Il y a très peu de poubelles, donc difficile de faire du tri aussi. Bref, ça nous a étonné pour un pays aussi moderne et propre.

Nara

Située non loin de Kyoto, la ville de Nara abrite un parc, des temples et des sanctuaires. Nous n’avons pas tellement accroché, beaucoup de monde, et nous avions sûrement notre dose de temples.

Ici, des milliers de daims déambulent à travers le parc, ils sont mignons, et pas farouches.

Le jeu des visiteurs et des nombreux écoliers en uniformes consiste à nourrir ces animaux en achetant des cookies spéciaux. Les daims deviennent parfois un peu insistants. Ils semblent même dire merci de la tête après avoir reçu leur collation.

Osaka : la ville de tous les possibles

Pour terminer, nous restons dans la région du Kansai, à Osaka. Une très grande ville, un peu plus rebelle que Tokyo : les japonais fument dans la rue, traversent parfois au feu rouge et nous avons même entendu un coup de klaxon ! Mais toujours un même sentiment de sécurité partout dans la ville, le fleuriste du coin laisse même ses plantes dehors la nuit.

Nous déambulons dans cette grande ville à vélo où nous roulons à la Jap’ : vite, à contre-sens, sur les trottoirs et au feeling dans les immenses carrefours (ils roulent à gauche ici).

Devant un temple une petite fille joliment vêtue se fait photographier, probablement à l’occasion de son anniversaire.

Nous arpentons les rues du quartier Dotonbori en soirée, c’est très animé, un Tokyo condensé : salles de jeux, enseignes lumineuses, bars, restaurants, odeurs de nourriture, pas de limites concernant les décibels…

Les vitrines sont toujours plus folles avec de gigantesques reproductions de ce qu’on peut manger : crabes, sushis, bœuf de Kobe, noix de Saint-Jacques !

Voici le château d’Osaka, il est entouré de douves, au sein d’un joli parc.

Nos coups de cœur :

  • La cuisine japonaise, saine, et diversifiée. Surtout à Osaka, c’est un peu moins cher !
  • Arriver à Kawaguchiko et découvrir l’imposant mont Fuji.
  • Le sanctuaire aux toriis à Kyoto : Fushimi Inari Taisha.
  • La diversité des quartiers de Tokyo.

Contrairement à ce que nous avions en tête, voyager au Japon n’est pas si cher ! Un lit en auberge de jeunesse coûte entre 10 et 18€/p ; il est possible de manger correctement et varié pour 5 à 10€ le plat ; la plupart des temples et sanctuaires sont gratuits.

Nous avons pris un bus de nuit pour rejoindre Kyoto, mais il existe un train (bien plus cher). Se déplacer en transports en communs n’est pas compliqué, il y a généralement le wifi dans les métros pour utiliser le guidage Maps, les prix sont équivalents à ceux en France.

Notre circuit touristique au Japon :