Changement de décor, et de climat ! Nous voici aux État-Unis, à Hawaiʻi. Nous visitons deux îles de cet archipel volcanique.

Pour commencer, Big Island, la plus grosse des îles d’Hawaiʻi, avec des volcans actifs. Mais malheureusement pour nos yeux, ils ont tout donné l’an passé en matière d’activité volcanique. Nous ne verrons pas de lave en fusion. C’est en deux semaines que nous prévoyons de découvrir cette île : randonnées et snorkeling sont au programme.

Nous avons rédigé un petit retour d’expérience sur l’équipement que nous utilisons pour les treks (sur la page Le Projet), n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil.

Pour nous suivre sur Instagram :

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Hilo et ses environs

Nous campons au Arnott’s Lodge. Nous nous plaisons ici, l’atmosphère y est paisible, il y a pleins d’oiseaux colorés et de jolis lézards.

Un petit chemin nous conduit sur la côte, où d’anciennes coulées de lave se jettent dans la mer. L’endroit est parfait pour observer le coucher du soleil sur le plus haut volcan de l’île : le Mauna Kea.

C’est à vélo que nous nous rendons à la Rainbow Waterfall.

Une vraie jungle se cache derrière la cascade. De grands arbres et lianes entremêlés, un plaisir de les escalader.

La partie nord de Hilo regorge de plages pour faire du snorkeling. Notre préférée : Carlsmith ! Le masque et tuba étaient à peine positionnés qu’une tortue nous passait entre les jambes.

Des piscines naturelles se forment au gré des marées, un mélange d’eau douce et d’eau salée crée les conditions idéales pour le repos des tortues et de nombreux poissons.

L’éruption de 2018 a touché l’Est de l’île. Nous décidons d’aller voir une jolie plage de sable noir épargnée par les récentes coulées de lave : Kehena Beach. Attention aux yeux, c’est une plage nudiste. Il y a beaucoup de hippies dans cette partie de l’île, à Pahoa notamment où nous avons fait une pause déj.

Sans le savoir, la baie est aussi un lieu de repos des dauphins pilotes. Nous les voyons s’amuser au large.

Image de la célèbre cascade Akaka, un peu trop fréquentée à notre goût (chemin bétonné dans la forêt), mais tout de même impressionnante :

Pause culinaire : nous testons un Poke Hawaien à la poissonnerie Suisan. C’est un plat de poisson cru assaisonné, avec un accompagnement sucré salé, un délice. Nous profitons également des nombreux fruits sur le marché : ananas, mangue, banane, papaye…

Trek de 3 jours dans le parc national des volcans

L’éruption de l’été 2018 a engendré de nombreux changements géographiques, trouver des informations sur les randonnées est un peu difficile. Le parc a ré-ouvert depuis, mais des zones sont maintenant interdites d’accès à cause des nombreuses caves dans la lave refroidie qui ne demandent qu’à s’effondrer sous notre poids. Nous nous rendons alors au Visitor Center du parc pour des suggestions d’itinéraires. Nous optons pour une descente vers la côte sud-est.

Le soir même, nous marchons 5 km jusqu’au camping Namakanipaio, en passant à travers un sol fumant et devant le gigantesque cratère Halema’uma’u à 1213m d’altitude. Les odeurs de souffre et les fumerolles nous rappelent notre passage en Islande (Notre trek en IslandeRoad Trip de 10 jours  et la vidéo), le froid en moins.

Contrairement à l’Islande qui était à la frontière même entre deux plaques tectoniques qui s’éloignent (plaque nord-américaine et eurasienne), Hawaiʻi est sur une et même plaque : la plaque pacifique. Les îles d’Hawaiʻi se forment à partir d’un point chaud qui de temps en temps réussit à transpercer la plaque pacifique et crée une nouvelle île. La répartition des îles d’Hawaiʻi, comme une traînée, est donc due au déplacement de la plaque pacifique au dessus du point chaud qui est fixe. Big Island est l’île la plus récente. Le point chaud est sous cette île depuis 40 millions d’années, elle est donc toujours en formation.

Jour 1 : Namakanipaio – Halape

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Pour séjourner en campings d’arrière-pays, et pour notre sécurité, nous nous enregistrons au bureau des rangers. Le gardien du parc, assez apathique, nous donne plein d’informations pour notre sécurité, notamment sur les risques de tsunami. Si on ressent un tremblement de terre, il faut très vite reprendre de l’altitude et appeler les secours. Il nous dit clairement qu’à l’endroit où nous allons camper, c’est très compliqué de remonter, donc il faudra faire ce qu’on peut. Il nous conseille aussi de bien inspecter nos chaussures de rando le matin, au cas où un scorpion les aurait investies. Pas très rassurant le ranger !

Nous devons ensuite faire du stop pour accéder via la Crater Road au début du sentier.

C’est parti ! Nous entamons cette randonnée à 10h par un immense champ de lave sur laquelle reflète le soleil, c’est beau et impressionnant.

C’est ensuite entre lave et champ aride que nous progressons avec la mer en toile de fond.

Pas la moindre ombre, impossible de s’arrêter pour déjeuner, une barre de céréales et nous enchaînons. Il y a beaucoup de vent, heureusement, il atténue la sensation de four sous nos pieds. C’est difficilement, mais rapidement que nous atteignons le camping d’arrière-pays.

Nous nous sommes fait un peu peur, le soleil brûlait malgré la crème solaire, et les 3L d’eau chacun y sont passés. Notre température corporelle est très élevée, difficile de la faire redescendre, même à l’ombre de la cabane. Il y a comme prévu une citerne d’eau de pluie, eau non-potable qu’il faudra filtrer. Lors de notre enregistrement au bureau des rangers, le niveau d’eau nous a été confirmé. Notre température redescend et nous nous re-sucrons, ouf ! Nous ferons en sorte de ne plus marcher de 10h à 15h…

Une fois le soleil calmé, nous sortons de la cabane pour trouver où établir notre camp. Avec surprise, nous arrivons sur un petit oasis de verdure, 300m plus bas en bord de mer. Après notre traversée du désert, cet endroit est magique. Ça valait le coup !

Avec nous, il y a seulement un père et ses deux enfants, des hawaïens en weekend. Ils surfent, pêchent et grimpent aux arbres pour cueillir les noix de coco ! Ils nous confirment qu’on est bien dans un lieu paradisiaque.

Le coucher de soleil est sublime (cherchez le surfeur 🏄).

Jour 2 : Halape – Keauhou

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Aujourd’hui, pas trop de rando, nous profitons de notre endroit paradisiaque. Plage, snorkeling, ramassage de noix de coco, sieste…

Nous avons même trouvé un bassin d’eau non-salée pour se rincer, idyllique. Des petites crevettes s’amusent à nous grimper dessus pendant la baignade.

Une fois que le soleil faiblit, nous avançons le long de la côte sur le chemin du retour pour un autre camping d’arrière-pays. L’endroit est sympa aussi. Nous dormons sans le toit de la tente ; vue sur la voie lactée pour s’endormir, magique !

Jour 2 : Keauhou – Crater Road

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Nous partons à l’aube afin d’éviter de marcher en plein cagnard. Tout le trajet s’effectue en bord de mer, sur de la lave. C’est vraiment magnifique, la lave s’est solidifiée de différentes manières, laissant des dessins multiples et variés.

La lave est noire, parfois avec des reflets oranges ou encore pailletés.

Nous ne nous lassons pas de ce spectacle, marcher sur ce sol est un privilège.

L’océan creuse la coulée de lave créant de magnifiques falaises.

Malgré l’aspect hostile de la lave solidifiée, la végétation réussit à reprendre ses droits. Les dégradés de noir mettent en lumière la chronologie des coulées de lave. Certaines coulées ont à peine 30ans.

Les derniers kilomètres commencent tout de même à être sous une forte chaleur. Nous regagnons enfin la route, et réussissons difficilement à trouver une voiture en stop pour nous remonter. Merci au couple d’américains qui nous accepte dans leur voiture climatisée, nous commencions à cuire sur place ! Ils font plusieurs arrêts sur la route du retour, nous en profitons pour photographier le trajet que nous avons parcouru les deux jours passés.

Snorkeling à gogo – sud et côte ouest

Tout au sud, une plage de sable de noir : Panalu’u. Nous y avons passé une nuit en camping sauvage.

Belle plage où les tortues viennent se reposer. Derrière la plage, il y a un superbe étang plein de vie (libellules, poules, chats, oiseaux…).

Nous nous rendons ensuite à Hoʻokena où nous campons sur la plage. L’endroit est géré par les habitants du village, pour la plupart d’anciens pécheurs. Nous nous faisons un ami, il ne veut plus nous lâcher :

Depuis la plage de Hoʻokena, nous marchons 2h vers la plage Two Steps (lieu de snorkeling réputé). Le sentier n’existe pas toujours à cause des propriétés privées, ça prend un peu plus de temps que prévu. Nous longeons la côte sur la lave creusée par la mer. Il y a des grottes et de nombreuses galeries sous nos pieds.

Le lendemain, nous partons pour Captain Cook, une anse réputée pour ses fonds marins. Il y a un obélisque en mémoire de ce cartographe britannique qui a découvert Hawaiʻi, et qui s’est fait tuer par les indigènes lors de sa troisième visite de l’île. L’accès se fait à pied par une bonne descente de 3,5km à travers un champ de canne à sucre. C’est un joli spot en effet, plein de poissons différents et des murènes qui nagent en pleine eau.

Nous faisons également du snorkeling dans la baie du Sheraton Resort. La nuit, l’hôtel éclaire l’eau et il est possible d’y voir des raies manta de récif (plus petites que les raies manta océaniques), elles s’alimentent la nuit de zooplanctons. Nous ne sommes pas équipés pour plonger de nuit, donc nous tentons notre chance en fin d’après-midi. Et c’est gagné, nous en voyons 2 !

Waipiʻo : Pause verdoyante au Nord de l’île

C’est un petit village, à 400m d’altitude, avec des falaises verdoyantes abruptes. Sur le chemin de notre camping, nous ramassons des goyaves, mangues et citrons, la végétations est luxuriante. Nous installons notre tente sous un noyer, et nous complétons notre repas avec les avocats (ils sont énormes, attention à la tête lors de la chute) et noix de macadamia du jardin.

La nuit, le chant des grenouilles nous berce.

Randonnée dans la vallée

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Nous prenons le temps de découvrir cette plaine : un mélange de forêts, marécages, et champs. Il y a aussi des grandes cascades sur les falaises.

Nous croisons des chevaux en liberté. La vallée a été victime d’un tsunami dans les années 50, la vidant de ses habitants, mais les chevaux sont restés.

Nous longeons ensuite la plage de sable noir, pour accéder à la falaise opposée. Il nous faut traverser une rivière assez forte, nous avons de l’eau jusqu’au bassin.

Un trek de 2 jours existe, en campant en arrière-pays dans la vallée suivante : Waimanu (plus sauvage). Nous ne l’avons pas entrepris à cause de la pluie souvent présente dans cette région ; et aussi beaucoup de dénivelé, des moustiques, et des rivières à traverser… Nous regrettons après-coup de ne pas l’avoir fait.

Notre trajet sur Big Island avec le tracé des treks :

Pour télécharger nos tracés GPS (enregistrés grâce à l’application ViewRanger) :

Trek-Time_Hawaii

6 jours sur l’île d’Oʻahu

Honolulu

C’est dans cette capitale que vit 70% de la population d’Hawaiʻi. Une grande ville donc, à l’américaine, le contraste entre buildings, mer et montagnes est assez étonnant. Voici la vue depuis la plage de Waikiki, spot de surf reconnu.

La côte Nord/Ouest

C’est beaucoup moins dense que Honolulu, tout de même plus peuplé et aménagé que Big Island. Poules, coqs et chats se promènent un peu partout, sympa mais bruyant.

La côte abrite de belles plages de sable blanc, mais pas de snorkeling ici. La sunset beach, turtle bay et malaekahana beach ; toutes ces plages sont des spots de surf de compétition l’hiver.

Nous testons quelques spécialités culinaires : les shrimps trucks, shaved ice (glace pilée avec du sirop aromatisé).

Nous nous souviendrons d’un bel orage la nuit, avec un éclair qui a probablement frappé très prêt de la tente !

Waimanalo Bay

Waimanalo Bay Beach Park, c’est notre lieu de camping. La plage est magnifique avec des petits îlots au loin de chaque côté.

Au centre d’Oʻahu, se tiennent de magnifiques montagnes, joliment découpées et toutes vertes. Nous sommes alors partis pour l’ascension de l’un des trois pics d’Olomana.

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La montée se corse progressivement, jusqu’à devenir de l’escalade. La vue sur les baies est impressionnante, on peut voir à droite la plage où nous campons :

Le troisième pic, que l’on voit sur la photo ci-dessous, est magnifique, mais la partie d’escalade pour y accéder nous semble un peu dangereuse.

Nous nous dirigeons ensuite vers la plage de Hanauma. C’est un ancien cratère, qui avec l’érosion est devenu une superbe baie. C’est une zone protégée et aménagée (donc payante), mais ça vaut le coup d’enfiler son masque et tuba pour observer les riches coraux que l’on voit d’en haut :

Nos déplacements

Sur Big Island, il existe un réseau de bus qui fait le tour de l’île pour $2 le trajet, le Hele-on. Parfait nous nous sommes dit, mais bon, c’est difficile d’avoir des infos sur les arrêts et les horaires (pas toujours bien respectés). Nous sommes alors devenus des pros du stop 👍. C’est assez facile finalement, et ça nous laissera des beaux souvenirs. Une vingtaine de trajets au total, des rencontres avec des personnes de tous les âges, de tous les styles, toujours sympathiques, habitants de l’île ou bien touristes. Nous avons même très souvent eu le droit à un détour pour nous arranger. Plus ou moins bien installés certes : de la belle voiture climatisée au derrière du pick-up avec les chiens qui nous lèchent le visage.

Sur Oʻahu, le réseau de bus est à l’heure et régulier 🚌.

Camper à Hawaiʻi, pas toujours simple

Les logements sont vraiment chers (tout est cher en fait ici), il faut compter 35-45€ pour un lit en dortoir dans une auberge de jeunesse. Une chambre pour deux coûte 100€ minimum. Avoir sa tente est bien plus économique, disons 40€ la nuit pour deux.

Big Island :

À Hilo et Waipiʻo, nous avons campé dans des lodges qui aménagent leurs jardins pour les campeurs, c’était parfait pour nous. Sinon, il y a des campings d’État, économiques mais peu d’installations et il faut les réserver en avance en ligne. Les campings d’arrière-pays du parc national Volcano peuvent se réserver au centre d’information. Sur la côte ouest, nous n’avons trouvé que le camping sur la plage d’Hoʻokena, nous avons donc opté pour du confort en auberge de jeunesse.

Oʻahu :

Il y a de nombreux beach parks : ce sont des campings d’État (réservation en avance et en ligne) mais ils ne sont ouverts que 3 à 5 jours par semaine. Les installations sont minimales, pour le prix plus que raisonnable cela nous convenait. Mais il y avait peu de campeurs, et beaucoup de sans-abris sur l’île. Nous n’étions pas très sereins à laisser nos affaires sans surveillance. Pour autant, il ne s’est rien passé. Nous avons testé un des seuls camping privé de l’île, sur la belle plage Malaekahana, assez rudimentaire également.

Pour terminer 🤙

Au nombre de photos, je pense que vous avez compris, nous avons adoré Big Island. Bien plus sauvage et à notre goût, magique pour le snorkeling et les treks. Oʻahu est moins adaptée pour les campeurs, il faut alors un beau budget pour en profiter. Elle reste une magnifique île, parfaite pour les amateurs de plage, les surfeurs et les randonneurs à la journée.

Nos coups de cœur :

  • Notre trek : la découverte d’un oasis de verdure à Halape et marcher des heures et des heures sur de la lave sans s’en lasser
  • La plage de Carlsmith et ses tortues
  • Le calme et la végétation de Waipiʻo
  • Voir les dauphins s’amuser au large de la plage de Kehena
  • Observer une raie manta qui nage lentement en dessous de nous
  • Le snorkeling à Captain Cook et Two steps beach

Petite vidéo des animaux et paysages d’Hawaiʻi :

Les fleurs d’Hawaiʻi :

Les oiseaux d’Hawaiʻi