Le but de notre voyage est de découvrir les divers paysages du monde par la randonnée, on s’est donc dit, autant commencer par la France, et nous avons choisi le redouté GR20 de Corse, histoire de bien commencer notre CV de trekkeurs.

Le projet : terminer le GR20, se familiariser avec notre matériel, connaître nos limites, et surtout, en prendre plein les yeux !

A quelques jours du départ, nous sommes motivés et heureux, mais un peu inquiets de ce qui nous attend, on sait que ça va être dur et nous ne sommes pas très entraînés…

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Jour 1 : Conca – Paliri

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Après une nuit au gîte de la Tonnelle à Conca en tente, c’est parti pour la première étape.

Une belle montée puis une première pause au bout de deux heures dans de magnifiques vasques d’eau.

C’était prévu de monter tout du long, on confirme, ça grimpe bien ! Il fait très chaud, c’est dur, dans quoi nous nous embarquons ?! Nuit au refuge d’I Paliri. Une vue qui récompense nos efforts :

Jour 2 : Paliri – Asinao

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Après environ deux heures de marche, on décide de prendre la variante alpine par les Aiguilles de Bavella. Ca nous permet de gagner une heure, vu que c’était long la veille, ça nous parait être une bonne idée. Ce sera plus dur de ce côté, dénivelé, escalade, chaîne, chaleur… mais une vue qui ne nous fait pas regretter notre choix. On n’est pas bien sûr d’arriver au bout de ce GR20, le doute s’installe.

Baignade, douche et lessive à 45min de l’arrivée, puis il faut encore monter jusqu’au refuge d’Asinao. Première Pietra (bière Corse) pour nous récompenser, la vue nous fait oublier toutes les douleurs.

Jour 3 : Asinao – Matalza

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On sait que la journée sera un peu plus simple, mais on commence par une montée très raide de deux heures. L’idée de ne pas aller au bout du GR20 se renforce, le mental en prend un coup. Mais la vue d’en haut (2015m) est magnifique, on voit la mer des deux côtés (est/ouest) !

Descente de trois heures tranquille mais en plein soleil. On déjeune à l’ombre au bord d’une rivière à 15min du refuge de Matalza. On s’accorde une sieste puis une après-midi détente.

Jour 4 : Matalza – Usciolu

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Une journée plutôt courte encore. On arrive à se préparer un peu plus vite le matin. Le morale et la motivation sont au rendez-vous. Fin d’étape avec un passage grandiose sur les crêtes suivi d’une nuit sur celles-ci au refuge d’Usciolu. Nous sommes fiers car bien en avance sur le chrono annoncé sur le topo !

Jour 5 : Usciolu – Bocca di Verde

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Départ sur les crêtes, il y a vraiment beaucoup de vent ! On arrive au refuge de Prati en 5h au lieu de 6h30 annoncées (oui oui on s’améliore). On décide alors de pousser un peu l’étape en descendant au camping de Bocca di Verde pour s’abriter du vent et apprécier une douche chaude !

Petit point alimentation :

Pour limiter le poids de nos sacs, nous sommes partis qu’avec 5 repas complets (pâtes, riz, semoule, purée, compotes lyophilisées, soupes, viande séchée) ; des barres de céréales ; et le petit déjeuner (céréales, thé).

Il est possible de se ravitailler dans chaque refuge (gâteaux, pâtes, sauces, saucisson, plats préparés, bières etc.). C’est évidemment un peu cher, les refuges sont souvent dépendants des hélicoptères, et parfois le ravitaillement s’effectue à dos de chevaux ou d’ânes.

Nous avions notre réchaud et notre vaisselle, mais ce n’est pas indispensable, il y a des cuisines dans les refuges.

Un dîner en refuge coûte entre 17 et 22€/p, ce n’est pas souvent très élaboré, mais c’est copieux et l’ambiance y est chaleureuse.

Jour 6 : Bocca di Verde – Capanelle

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Départ sous une petite pluie, le soleil perce finalement. Piste principalement en forêt puis deux petites montées. Nuit à l’ancienne station de ski de Capanelle.

Il y a un esprit de challenge sur le GR20, on entend le verbe « doubler » (c’est-à-dire faire deux étapes en une journée) une dizaine de fois par jour ! On est content de notre choix « un jour – une étape », ça nous permet de récupérer physiquement, de profiter des paysages et de faire des longues pauses dans les endroits du parcours qu’on apprécie.

…elle n’était pas chaude !

Jour 7 : Capanelle – Vizzavona

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Baptiste est réveillé par le tonnerre, l’orage se rapproche très rapidement, vite on range, seule la tente prendra l’eau. On s’abrite dans les sanitaires puis l’orage passe. On voit deux belles salamandre, merci la pluie.

A chaque refuge, on a la chance de pouvoir remplir nos gourdes d’eau potable grâce à des sources qui coulent en continu comme celle-ci. Il y a presque toujours des points d’eau entre les refuges (nous avons une gourde avec filtre antibactérien), cela nous permet de partir un plus léger (2L d’eau/p minimum).

Petite montée et grande descente jusqu’au col de Vizzavona, toujours bien en avance sur le chrono ! Par peur de nouveaux orages, on réserve la nuit en dortoir.

Déjeuner avec la famille qui est en vacances en Corse (merci pour le ravitaillement) et balade jusqu’à la cascade des Anglais pour prendre un bain !

Jour 8 : Vizzavona – L’Onda

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Une ascension dès le début de l’étape qui faisait peur, finalement elle s’est bien faite.

Descente dans les nuages pour le refuge de L’Onda.

L’endroit est magique, c’est une bergerie toujours active. Les tentes sont dans un enclos et les animaux en liberté. On assiste au retour des chèvres de la montagne à la tombée du jour.

Sur les conseils de randonneurs, on dîne au refuge pour déguster les fameuses lasagnes au Brocciu (fromage de chèvre non-affiné fait sur place).

Les personnes qui viennent du nord nous font un peu peur avec leurs récits. Ça semble bien plus technique que ce que nous avons fait pour le moment. On se fera notre propre avis, mais c’est décidé : on le termine ce GR20 !

Jour 9 : L’Onda – Petra Piana

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Une variante du GR20 permet de gagner du temps en passant sur les crêtes, mais on choisit de descendre par la forêt tout en longeant la rivière. On rencontre de nombreuses piscines naturelles et un cheval en liberté.

Superbe vue au refuge de Petra Piana, mais le vent se lève fortement. On leste la tente par peur de la voir s’envoler pendant le repas !

Jour 10 : Petra Piana – Manganu

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Etape dans la région des 7 lacs. On rencontre notamment les lacs de Rinoso, Melo et Capitello.

On longe les crêtes jusqu’à un vertigineux mur à escalader ! Cherchez bien, on voit Julie :

On descend ensuite jusqu’à un plateau verdoyant pour passer la nuit au refuge de Manganu.

Les tentes et les vaches cohabitent dans le pré.

Jour 11 : Manganu – Ciottulu

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Une longue étape s’annonce ! Départ à 5h45 et on marche vite. Nous passons sur un long plateau, c’est un tapis de verdure gorgé d’eau.

Plus loin on rencontre le lac Nino.

On retrouve la famille au milieu de matinée, ils nous accompagnent jusqu’aux cascades de Radule (petit détour du GR20 que l’on conseille vivement). Baignade et grosse pause pique-nique.

La suite est très dure (soit disant « très roulante » d’après le topo), 600m de D+ interminables auxquels s’ajoutent une petite pluie, on est dans les nuages. Nous avons froid en arrivant au refuge de Ciottulu, la douche froide fait très mal.

Jour 12 : Ciottulu – Tighjettu

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On se lève tard (6h30) ! Une partie du petit déjeuner à disparu, un renard ? Etape courte, on prend notre temps.

On fait une pause au bord de la rivière dans une piscine naturelle. Mais le ciel devient menaçant.

La montée de 30min se fait sous une fine pluie. Une fois à l’abris au refuge de Tighjettu, c’est le déluge. La Corse est en en vigilance orange aux forts orages. On voit la crue de la rivière et des torrents se former de part et d’autre du refuge. C’est impressionnant.

Un belle salamandre s’invite au spectacle :

La tente n’est pas encore montée, ouf ! On passe une bonne soirée au chaud avec quelques randonneurs. On opte pour la nuit en dortoir, risque de grêle d’après le gardien.

Jour 13 : Tighjettu – Ascu

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C’est une étape annoncée très difficile. Les prévisions météos sont bonnes pour la journée, mais c’est très couvert, on s’est levé tôt pour rien. Les rochers sont très humides, Julie glisse au bout de 5min d’ascension et se blesse au visage. Sa poche à eau éclate peu de temps après, on a froid, rien ne va plus. Le passage furtif de mouflons entre deux nuages et la présence de nos amis randonneurs nous motivent.

Le soleil est arrivé mais quelques nuages nous empêchent de faire l’ascension du mont Cinto (toit de la Corse). 2577m sera notre plus haut sommet : la pointe des Éboulis. On voit des névés (amas de neige durci) en juillet en Corse !

S’en suit une descente très technique et longue jusqu’au refuge d’Ascu.

Jour 14 : Ascu – Carrozzu

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On se lève tard : 6h30. On aperçoit deux mouflons furtivement au début de l’étape. La montée est raide et la descente est variée. Nous avons une belle vue sur notre destination de repos : le golfe de Calvi.

Baignade, déjeuner et sieste dans notre piscine naturelle à 10min du refuge.

On fait la connaissance du gardien de la piscine : une belle libellule bleue qui ne nous lâche pas.

Jour 15 : Carrozzu – Ortu

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Rencontre avec deux mouflons qui n’ont pas peur de nous. 20min de régale, le petit tète sa mère.

Nouvelle montée dans un pierrier puis belles montées/descentes le long des crêtes, et enfin, une longue descente.

Jour 16 : Ortu – Calenzana

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Dernier jour, il est arrivé vite finalement. Descente technique au début, puis dans une forêt calcinée tranquillement.

Arrivée à Calenzana vers 11h, fin du GR20 ! On l’a fait, c’était corsé !

Pizza et vin rouge sur la plage de Calvi pour récupérer.

On passera 3 nuits au camping Bella Vista pour se reposer et profiter de la mer !

En résumé

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En moyenne, on a fait 11km, 5h15 de marche et 980 de D+/D- par jour.

Petit graphe pour comparer les étapes :

Petit point budget :

Une nuit en dortoir coûte 14€/p ; en bivouac (interdiction de camper entre les refuges) c’est 7€/p ; en bivouac avec location de tente et matelas c’est 11€/p. Nous dormions dans notre tente, sauf 2 nuits où nous avons préféré prendre un dortoir.

Nous avons préparé tous nos repas, sauf un dîner en refuge.

En moyenne, nous avons dépensé 26€ par jour et par personne.

Pour télécharger nos tracés GPS (enregistrés grâce à l’application ViewRanger) :

Trek-Time_GR20_gpx.zip

Notre trajet en 3D (ça ne fonctionne pas tout le temps…) :