Le trek de Laugavegur peut partir de Landmannalaugar (Nord) ou de Þórsmörk (Sud). Nous choisissons encore une fois le sens Sud-Nord, moins prisé, afin de profiter des sources d’eau chaude lors de notre arrivée.

Nous partirons de Skógar, plus au sud encore, cela permet d’ajouter deux jours de randonnée (c’est le trek de Fimmvörðuháls). Le sentier passe entre les deux calottes glaciaires de Mýrdalsjökull et de l’Eyjafjallajökull. 80km sont prévus, pas de gros dénivelés, la difficulté de ce trek est surtout liée à la météo.

Nous partons donc pour 6 jours en autonomie complète, les sacs sont bien lourds. La météo annonce une vague de froid au début et de la pluie au milieu, nous nous lançons tout de même.

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Jour 1 : Skógafoss – Fimmvörðuháls

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Nous arrivons en bus à la cascade de Skógafoss vers 11h. Après un petit sprint derrière le bus, Bapt y avait oublié sa veste imperméable, nous sommes fin prêts pour débuter ce trek !

Nous avions déjà eu l’occasion d’admirer la cascade durant le road-trip (http://bit.ly/trek-time-iceland), mais cette fois-ci il ne pleut pas. Nous remontons le long de la rivière de Skógar, les cascades s’enchaînent, le canyon est sublime.

Après 7km, nous traversons la rivière et décidons de suivre le tracé indiqué par des piquets rouges, qui ne nous fait pas passer par le refuge. À partir de ce point, plus un seul randonneur en vue, nous sommes dans les nuages et slalomons difficilement entre les marquages, le sentier n’est pas visible au sol et on ne voit pas à plus 3m. Ça monte toujours. Le sol volcanique change constamment : pierriers, sable noir, terre, boue, mousse et même des morceaux de glacier. Nous dormirons au sommet (1040m), toujours dans les nuages. Nous sommes bien humides et la température n’est pas loin du 0°C. Nous espérons que la vue sera dégagée le lendemain.

Jour 2 : Fimmvörðuháls – Þórsmörk

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Nous avons hiberné 12h ! Réveil un peu compliqué : tout est trempé, principalement les matelas et le sac de couchage de Bapt. Les nuages s’invitaient dans la tente avec la complicité du vent… La tente est pleine de boue noire, on n’y voit toujours rien, il fait froid. Petit-déjeuner rapide et nous décollons. Il est déjà 11h30, nous devons nous réchauffer.

Nous évoluons sur un mélange de lave et de glace, c’est un autre monde.

Les nuages se dispersent en partie, la vue est bluffante.

Des paysages verts se succèdent pendant la descente jusqu’à Þórsmörk.

Grosse pause après 10km au camping de Básar : déjeuner et mission séchage !

C’est reparti pour 6km. Nous rencontrons notre première rivière à traverser à gué. Ce n’était pas prévu et nous passons du temps pour savoir à quel endroit la traverser. Il y a beaucoup de courant, difficile d’estimer la profondeur. Baptiste se lance, ce sera plus long pour Julie. L’eau est glacée, nous ne sentons plus nos jambes sur la fin de la traversée. L’eau nous monte au dessus des genoux, mais c’est fait, nous continuons !

Nous retraversons une rivière un peu plus loin, plus facile que la précédente. Puis nous trouvons notre endroit de bivouac dans une prairie que nous partageons avec des moutons. Il se met à pleuvoir après notre dîner, nous sommes contents d’être au sec dans la tente.

Jour 3 : Þórsmörk – Désert de Emstrur

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Nous apercevons le soleil depuis la tente, trop heureux, nous sortons le short !

Nous voyons enfin le sommet et la calotte glacière du volcan Eyjafjallajökull, qui a beaucoup fait parlé de lui avec son éruption en 2010 en bloquant tout l’espace aérien européen pendant plusieurs jours. Nous avons marché sur la lave de cette éruption la veille !

Première partie de cette journée sur du plat, un désert de sable, puis nous empruntons un sentier assez roulant au travers de montagnes vertes. Nous traversons une rivière à fort débit avec un pont cette fois-ci. On y sent le soufre. Une petite ascension et nous arrivons au refuge de Emstrur.

Nous repartons pour le désert noir, le vent s’est levé mais nous avons la chance de l’avoir dans le dos. Nous admirons le mont Hattfell avec ce contraste vert et noir.

Nous établissons notre campement après 6km dans le désert. Le vent est toujours là, nous nous cachons derrière un gros rocher et fixons solidement la tente. Le sol en mousse est confortable !

Jour 4 : Désert de Emstrur – Álftavatn

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Le vent s’est bien calmé cette nuit mais il a fait très froid ! Garder la tête hors du duvet était impossible.

Nous sortons du désert par la traversée à gué d’une rivière :

Nous sommes entourés de montagnes vertes et la mousse au bord des ruisseaux est même fluo :

Nous arrivons au refuge de Álftavatn, il est tôt et nous n’avons fait que 9km. Comme la météo s’annonce agréable jusqu’à la fin de semaine, nous décidons de faire durer ce trek. Pour ne pas entamer l’étape suivante, nous décidons de faire le tour des deux lacs à proximité du refuge. La boucle fait 10km.

Nous avons eu notre dose de marche avec cette boucle, et le vent nous a bien fatigué. Nous dormirons à 3 kilomètres du refuge.

Jour 5 : Álftavatn – Landmannalaugar

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Beaucoup de vent cette nuit, il a encore fait très froid. Merci aux duvets, c’était d’ailleurs dur d’en sortir : petit-déj emmitouflés dans la tente.

Nous sortons des montagnes vertes par un dernier passage à gué. L’ascension nous offre un spectaculaire panorama sur notre trajet d’hier  :

Arrivés en haut, le vent redouble ses efforts, mais la vue sur les fumerolles, montagnes colorées et glaciers est à couper le souffle !

Plus le sol est clair, plus il est chaud, attention aux pizzas 4 chaussures !

Les glaciers laissent entrevoir des entrées de grottes creusées par la fonte de la glace. C’est magique !

Les montagnes deviennent de plus en plus contrastées au fur et à mesure qu’on se rapproche de Landamannalaugar.

Nous arrivons au refuge de Hrafntinnusker et nous décidons de doubler l’étape : impossible de faire du bivouac, il y a beaucoup trop de vent et le froid est une bonne source de motivation pour continuer à marcher.

La descente de 12km se fait facilement. Les sources chaudes se multiplient et les montagnes deviennent de plus en plus colorées, c’est dingue !

Avant d’arriver au camping de Landmannalaugar, nous longeons une gigantesque coulée de lave noire. Le sol est carrément rouge et fumant par endroit. Sacré spectacle !

En arrivant, baignade tant attendue dans les fameuses sources chaudes de Landmannalaugar. Nous nous faisons surprendre par quelques courants brûlants, aïe !

Nous avons fait du camping sauvage tout au long du trek, mais ce sera camping ce soir vu que c’est soi-disant interdit dans cette zone. Les derniers rayons de soleil éclairent les montagnes proches de la tente :

Jour 6 : Landmannalaugar – Ljótipollur

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Le bus n’étant que le soir à 18h, pas de repos, nous partons pour une boucle à la découverte du cratère de Ljótipollur :

Surprise au retour de la randonnées, le vent qui est toujours bien présent a renversé notre tente !

Le retour à Reykjavik s’annonce mal, le bus n’a pas l’air en très bon état, or il doit emprunter une route réservée aux 4×4 : route en terre et traversées de rivières au programme… Et bingo, il tombe en panne dans une petite montée au bout de 2km. Le chauffeur nous annonce au moins 4h d’attente pour un nouveau bus et nous dit que la nuit va être froide ! Amoureux du trek, nous entamons donc une petite rando pour monter voir un cratère juste à côté du bus et faire passer le temps. C’est en arrivant en haut que nous voyons qu’un autre bus est là pour nous secourir ! Grosse accélération pour redescendre, nous arrivons à temps. Mais dans la précipitation, nous perdons les papiers (carte d’identité et carte bleue) de Julie !

Voici le tracé de notre trek :

Finalement, nous avons marché 105km pendant ce trek, ce qui fait une moyenne de 17,5km par jour. Dans le sens Sud-Nord, il y a un peu plus de dénivelé positif que dans l’autre sens (500m de différence au total), mais c’est à notre avis le meilleur choix. Les paysages deviennent de plus en plus beaux et colorés.

Pour télécharger nos tracés GPS (enregistrés grâce à l’application ViewRanger) :

Trek-Time_Laugavegur

Notre trajet en 3D (ça fonctionne surtout sur mobile…) :